![]() Atelier d'écriture |
La trame proposée par Stéphane Méliade Les préconisations Méthode de travail Les protagonistes Le roman |
| Le
vendredi 26 août 2005 à 17h45, Natacha, 12 ans et demi, est
heurtée par une voiture à la sortie du village d’Ornac-sur-Vézoure
alors qu’elle se rendait en vélo à son cours de danse,
dans la ville voisine d’Orseilles. Le conducteur du véhicule
ne s’est pas arrêté et a pris la fuite.
Au moment exact de l’accident, Natacha passait devant le café “Au match retour”, siège du club de supporters du FC Orseilles, tenu par Mireille Ubac qui s’est tout de suite précipitée hors de l’établissement et affirme avoir trouvé ce qui va devenir une pièce à conviction : un morceau de plaque d’immatriculation. Elle affirme également avoir vu une voiture rouge s’éloignant à toute vitesse. Bien que sa vie ne soit pas en danger, Natacha a été sérieusement blessée par le choc et ne pourra pas remarcher complètement avant deux mois, sans parler de danser à nouveau. Le modèle non homologué et peu courant de la plaque d’immatriculation dite “à l’anglaise” conduit les enquêteurs tout droit vers la Coccinelle rouge de Noël Fruitier, un original, moitié ingénieur du son réputé, moitié marginal. Noël Fruitier fait un coupable parfait aux yeux de
beaucoup de gens du village. Mireille Ubac, elle, est en larmes, car elle
a une liaison amoureuse avec Noël Fruitier. Le procès s’ouvre et tout le monde pense que tout est joué. Même Jean-Louis Renverse est de cet avis. Journaliste radio à Ciel FM, station importante de la région, il est convaincu de la culpabilité de Fruitier et ses chroniques quotidiennes du procès s'en ressentent. Le témoignage à charge de Mireille Ubac enfonce le clou. Oui, la patronne du café “Au match retour” confirme avoir trouvé le morceau de la plaque d’immatriculation, oui, elle a bien vu la voiture rouge s’éloigner. Toutefois d’autres éléments viennent
estomper les certitudes : la mère de Natacha, Galina Desflammes,
qui travaille comme journaliste à “L’écho du
pays”, a récemment fait l’objet de menaces anonymes
et de coups de téléphone silencieux d’intimidation.
Car elle mène actuellement une enquête sur des pots-de-vin
versés lors de matches de football, enquête qui dérange
certains personnages puissants de la région, notamment certains
dirigeants du FC Orseilles, présent cette année en deuxième
division du championnat et qui veut continuer à grimper à
tout prix. Le témoignage de Guillaume Adret jette de plus une lumière troublante sur celui de Mireille Ubac. À l’arrière d’une voiture, on trouve bien sûr... une plaque d’immatriculation. Se serait-elle donc rendue chez Fruitier en profitant de ses liens amoureux avec lui, puis la nuit venue serait-elle repartie, arrachant au passage un morceau de cette plaque et ainsi faire porter le chapeau à Fruitier ? Jean-Louis Renverse, le chroniqueur judiciaire a également
été voir la maman de Natacha, Galina Desflammes, qui lui
a confié un élément capital, qui peut tout changer.
Le journaliste a alors exhorté Galina à témoigner
devant la cour. Mireille Ubac est interrogée de nouveau par la cour. L’avocat de la défense multiplie les questions précises en rafale. N’a t-elle pas tout intérêt à voir le FC Orseilles continuer à grimper au classement du championnat de deuxième division, faisant ainsi affluer les supporters et gonfler les recettes de son café, “Au match retour” ? Mireille Ubac craque devant la cour et avoue tout : afin
d’intimider Galina pour qu’elle cesse ses enquêtes sur
le club, un plan a été conçu : Après le faux témoignage de Mireille Ubac, tout désignait donc Noël Fruitier comme coupable et ni elle, ni le FC Orseilles ne seraient jamais soupçonnés de la moindre implication dans l’accident. Et Galina, comprenant l’avertissement laisserait le FC Orseilles tranquille. Noël Fruitier est innocenté. Mireille Ubac est arrêtée à l’audience et de nombreuses accusations l’attendent. Quant au FC Orseilles, nul doute que certains de ses cadres vont être mis sur la touche, voire hors-jeu pendant longtemps. Mais le plus important est qu’un innocent a été sauvé. L’autre bonne nouvelle de ce dernier jour de procès est que Natacha ne gardera pas de graves séquelles de son accident. Elle dansera.
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